LE JARDIN DES CERISES

« Le Jardin des Cerises, à l'image des possibilités du vivant, convoque la diversité, la vulnérabilité et la robustesse. C’est un jardin d'où sortent des recettes, des mets, car il y a tant d'hospitalités à partager. C’est un jardin où des récits pluriels peuvent s’enraciner et dialoguer.» Aurélie Van Den Daele

POURQUOI CE NOM ?

Le projet Le Jardin des Cerises s’inscrit dans la continuité de Construire un Feu. Il en est l’acte II. Ce nom est un hommage aux multiples traductions du titre de l’œuvre de Tchekhov, comme pour célébrer la richesse des langues. Comme les personnages dans La Cerisaie, nous sommes face à un monde qui se transforme profondément. Au bord. À fleur de peau, et de déluge. Le cœur ouvert et l’âme blessée. Alors pour affronter ce bord, nous vous proposons de cheminer avec nous dans le jardin des cerises. Notre jardin est comme une mangrove, il est celui où des racines cheminent parmi les mémoires, les récits manquants, les paroles et les corps invisibilisés, pour que le théâtre, bien commun, continue d’être le terreau des Histoires plurielles.

DES LIGNES DE FORCE STRUCTURENT CE NOUVEAU MANDAT :
ROBUSTESSE & FRAGILITÉS

En dialogue avec les travaux d’Olivier Hamant, ce fil engage une réflexion sur les corps, les équilibres, les interactions et la coopération. Pour chercher d’autres manières de représenter, de raconter en se déplaçant, c’est ce que l’on nommera – après d’autres -, l’esthétique des fragiles.

Pour cela nous travaillerons encore les sillons suivants :

Inclusion & altérité.

L’engagement pour l’accessibilité s’intensifie : au-delà de l’accueil des publics aux besoins spécifiques, il s’agit désormais de travailler sur des créations qui pensent et intègrent des interprètes aux besoins spécifiques. Pour travailler l’inclusivité comme réalité scénique, non comme posture symbolique. Ce travail se déploiera en lien avec notre École Supérieure de Théâtre.

Diversité des œuvres, des plateaux, des récits.

La programmation plurielle se poursuit : écritures contemporaines, textes de répertoire, formes hybrides, spectacles pour la jeunesse. Elle s’enrichira d’une ouverture plus large aux créations ultra-marines et d’un travail sur l’hybridité entre langues, langages, histoires et cultures.

Avec le vivant, pour une politique de l’attention.

La transformation écologique des pratiques se poursuit. Notre jardin est aussi un espace d’hospitalité et d’éthique : lutte contre les VHSS, formation aux discriminations ethno-raciales, et une éducation à prendre soin du vivant qui s’étend à toute la maison.