Les rencontres avec les artistes avant et après le spectacle

Les rencontres avec les artistes peuvent prendre des formes diverses et se dérouler aussi bien dans les écoles, collèges, lycées, maisons de quartier, associations qu'au Théâtre de l'Union.

Ces moments permettent aux spectateurs d'échanger sur un spectacle du Théâtre de l'Union, d'éclaircir leur regard sur le théâtre, d'écouter la parole d'un artiste (metteur en scène, comédien ou auteur) qui explique le processus de création, le choix d'un thème ou d'un texte, les partis pris de la mise en scène ou encore le travail de l'acteur.

 

> LA CHANSON DE ROLAND

Jean Lambert-wild propose de venir à votre rencontre afin d'évoquer avec vous les dessous de cette création.

© Tristan Jeanne-Valès

 

> KAL

Paul Francesconi, auteur et metteur en scène du spectacle Kal (Je T’aimerai Jusqu’à La Fin Des Temps), se tient à votre disposition pour évoquer avec vous son texte, le spectacle.
Il propose également des ateliers d'écriture à l'attention des groupes qui assisteront à une représentation de Kal .



© D.R.

 

Contact :
Alexandra Debeaulieu

rp@theatre-union.fr / 05 55 79 17 11
 

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> Saison 2018/2019 : Interventions en classe proposées par Thomas Visonneau autour de son spectacle Horace :

Thomas Visonneau, le metteur en scène de "Horace" qui ont eu lieu en janvier au Théâtre de l'Union, est allé à la rencontre d'élèves du lycée Gay Lussac !
Merci à lui, aux élèves de cette sympathique classe de 1ère ES et à leur enseignante passionnée pour ce bel échange autour de la mise en scène, de Corneille et du travail des comédiens.

 

COLLÈGE DE PIERRE-BUFFIÈRE :

Thomas Visonneau a également rencontré les élèves du collège Fernand Lagrange à Pierre-Buffière. Cette belle rencontre a inspiré les élèves qui ont fourni par la suite un superbe travail : ils nous ont envoyé leurs avis constructifs et argumentés autour du spectacle et ont également produit, accompagnés de leur enseignante de latin, un travail artistique et culturel consistant à associer des sentences et maximes latines étudiées en classe aux personnages de la pièce dont ils ont fait des portraits. Merci mille fois à eux ! En voici le résultat :
 

« J’ai bien aimé l’introduction : on commence par parler de football ! Je me demandais quel était le rapport avec Horace. Puis, petit à petit, on nous explique que les footballers sont des héros modernes, on évoque d’autres hommes qui ont marqué notre Histoire, celle de la France. On comprend qu’un héros accomplit un acte qui fait qu’on le considère ainsi, mais il fait aussi des erreurs. C’est à ce moment-là qu’on comprend tout : c’est la problématique de la pièce. Qu’est-ce qu’un Héros ? Doit-on juger les héros en ne considérant que leur acte héroïque ? Ne doit-on retenir que leurs crimes ou leurs erreurs ? » DORIAN

« C’est la première fois que je me suis rendue au théâtre et j’ai beaucoup apprécié cette pièce de Corneille qui a été modernisée. Le narrateur notamment, a donné un air de modernité, avec ses interventions parfois décalées, sa proposition humoristique de l’oracle. Certaines de ces interventions souvent anachroniques nous ont aidés à nous situer dans l’intrigue tout en nous faisant rire : « breaking news », « Camille, la rabat-joie clairvoyante ». LÉONIE & JEAN

« Dans le texte originel, il n’y avait pas de narrateur. Ce personnage imaginé par le metteur en scène apporte une touche de modernité à la pièce. Il est présent dès l’introduction où il parle des héros de notre époque, puis présente les personnages. Il restera ensuite dans le spectacle et participera à presque tous les actes. Des réflexions à la musique, il nous amusera tout le long du spectacle. J’aime beaucoup ce personnage qui ajoute une pointe d’humour à la pièce. La foule riait à ses interventions ! Certaines d’entre elles nous permettaient de ne pas perdre le fil de l’histoire. » ANDREA

« Je trouve que la musique apportait un charme supplémentaire à la pièce. C’était un choix judicieux du metteur en scène car elle rythmait la pièce et marquait les moments importants et les mettait en valeur. Elle éloignait toute lassitude car notre oreille était attirée par les différentes mélodies qui embellissaient la pièce. Elle nous trasmettait des émotions justes (tristesse, doutes, suspense…). Parois, la musique créait des transitions, comme entre les préambules et le début de l’acte I. La musique donnait plus d’intensité et de puissance à la pièce. Elle valorisait et soulignait le jeu des acteurs ; parois encore, elle nous raccrochait à l’histoire si notre attention avait faibli. Elle améliorait le rendu final. La musique fait aussi référence à la naissance du théâtre, en Grèce qui proposait une alternance de parties jouées par les acteurs et de parties chantées par le coryphée et les choristes. » PAULINE

« J’ai trouvé que la musique et les chants amenaient des instants de pause agréables qui permettaient de réfléchir à certaines actions accomplies, ou sur le point de l’être. » LÉNA

« Je voulais parler du cri que pousse Sabine dès les premières minutes de la pièce. C’est là son premier cri, auquel succède le chant harmonieux de chaque acteur. Il m’a semblé qu’elle rompait l’instant, et qu’à la fois elle le liait avec la suite des événements. Cette longue note stridente perce la beauté et introduit des sentiments moins nobles : colère, souffrance, sentiments véhéments et sans pitié. Ce cri est limpide, long, clair et bien aiguisé. Il nous ramène aux racines et nous rappelle sans autre formalité que nous sommes là pour une tragédie. Et nous avons dans les oreilles l’entrée en matière, qui nous nargue presque, et qui, après nous avoir surpris, se moque et semble dire que ce n’est que le début. Sabine crie. Elle est déchirée, résonnante de colère, d’incompréhension et de frustration. Elle ne sait pas encore que ce n’est que la première déchirure. Elle crie à cause d’une blessure qui ne sera que plus terrible par la suite. » AMBRE

« C’était la première fois que je suis allée au théâtre, avec beaucoup d’a priori, c’est vrai. Mais j’ai vraiment beaucoup aimé. J’ai été étonnée par la façon dont Camille est morte, devant nous, sur scène, et non en coulisses ? La règle des bienséances n’a pas été respectée. Mais nous sommes au XXIème siècle, les règles du XVIIème siècle ne sont donc plus incontournables. Cette mort ne m’a donc pas choquée. » DAPHNÉ

« La scène dans laquelle le fantôme de Camille revient sur le lieu du procès de son frère a fait mal aux yeux à de nombreux spectateurs. Mais j’ai réussi à bien l’observer. Ces flashs de lumière sont une technique très utilisée dans les films d’horreur. Je trouve que cela a apporté une touche de modernité ; cela parle aux jeunes, et déclenche des frissons. » KERYANN

« J’ai bien aimé le décor car sans changer grand-chose, il nous transporte dans des endroits différents : au début une arène, lieu de combat, une maison aux contours matérialisés par des blocs, un jardin avec une balançoire et un bac à sable… » QUENTIN

« J’ai trouvée intéressante l’idée des petites caisses qu’on peut bouger, superposer. Le fait que les comédiens déplacent et changent le décor de place, le fait qu’ils fassent du décor une chose vivante m’a permis de rester assez concentré sur la pièce et le jeu des acteurs. » TITOUAN

« J’ai particulièrement aimé l’idée de l’arena au centre de la scène (comme au centre d’un amphithéâtre ou d’un cirque) où Curiace et Horace s’entraînent avant le grand combat qui les opposera. Le sable est symbolique, on se prépare mentalement au combat, on sait qu’il va se passer quelque chose. L’arena constitue un décor simple mais efficace. Ce sera un élément essentiel des scènes les plus importantes. » LILIAN

« Je trouve que l’idée de la balançoire est recherchée et magnifique. Sabine est en train de die que dans tous les cas elle perdra les personnes qu’elle aime le plus, les êtres qui rendaient sa vie plus joyeuse, les hommes qui la retenaient en vie. Lorsqu’on s’assoit sur une balançoire, deux cordes nous retiennent, s’il une se rompt, nous tombons. Pour moi, son mari et son frère sont les deux cordes qui la maintiennent en équilibre. Si l’une se brise, l’autre sera toujours là, mais Sabine tombera quand même. L’un des deux sera là, mais il ne suffira pas à la soutenir complètement. En plus de cela, le balancement permanent peut correspondre à l’état d’esprit des personnages (surtout les femmes) : tantôt l’espoir, tantôt l’horreur, tantôt l’espoir… » LUCILE

« J’ai trouvé que la couleur jaune du costume de Sabine allait très bien avec le personnage. C’est elle la touche positive de la tragédie, elle ne voit pas tout en noir tout le temps, elle s’engouffre dans le moindre petit interstice d’espoir. Le jaune représente tout cela : l’espoir, la joie, le soleil, la bonne humeur et l’optimisme. Je pense d’ailleurs que son entourage l’admire pour cela car personne ne veut la tuer alors qu’elle le demande quand même à trois reprises… » STELLA

« Ce qui m’a particulièrement touchée, c’est la danse que Sabine a effectuée. Je trouvais cela magnifique, j’en ai eu des frissons. J’ai aussi été impressionnée quand celle-ci a pris une voix très grave ; on aurait dit qu’elle était en transe, c’en était presque effrayant. » INÈS

« Un moment m’a beaucoup surprise : l’actrice qui interprétait le rôle de Sabine s’est mise  à chanter, danser tout autour de l’arène. Ça avait un air de danse africaine. J’ai eu l’impression qu’elle invoquait un dieu ou un démon. » RAPHAËLLE

« Je n’ai pas pu assister à la représentation mais d’après ce que mes camarades en ont dit, les comédiens incarnaient à la perfection les personnages. Le mélange entre la littérature du XVIIème siècle et la mise en scène du XXIème siècle a rendu la pièce très intéressante. Les décors semblent avoir rajouté encore quelque chose à la pièce. » LAURINE

« Je tiens à complimenter Madame Vieil Horace pour la puissance de sa voix, sa conviction, sa capacité à exprimer des sentiments avec tant de clarté et d’humour à la fois. Elle disait les alexandrins avec aisance et fluidité, simplicité et naturel. » CLARIANNA

« Le rôle de Julie peut être considéré comme un rôle secondaire. Mais par sa vivacité et sa turbulence, l’actrice a retenu notre attention. Son jeu est résolument moderne (ses pauses, ses rires…). Son arrogance dans certains moments devient comique. » NOA

 

 

> 2018/2019 : Interventions de Jean Lambert-wild et des élèves de la Séquence 9 de l'Académie de l'Union autour du spectacle Dom Juan ou Le Festin de Pierre :

Jean Lambert-wild et Nina Fabiani au Lycée Eugène Jamot à Aubusson (option théâtre)

 

Laure Descamps et Marine Godon au Lycée Gay Lussac à Limoges (1ère ES)

 

Antonin Dufeutrelle et Isabella Olechowski au Lycée Gay Lussac à Limoges (1ères STMG)

 

Yannick Cotten et Claire Angenot au Lycée des métiers Le Mas Jambost (2nde Tapisserie, Terminale Tapisserie, Brevet des Métiers d'Art 2ème année, 2nde Mode, 1ère année Décor sur Céramique)

 

Jean Lambert-wild au Lycée Raoul Dautry à Limoges (quatre classes de 1ères générales et technologiques)

 

Nicolas Verdier et Hélène Cerles au Collège Arsène d'ARsonval à Saint-Germain-les-Belles (deux classes de 3ème)

 

Romain Bertrand et Ashille Constantin à l'Institution Beaupeyrat (1ère STMG)

 

Au bar à l'issue de la représentation scolaire, rencontre post-spectacle entre les élèves du Lycée Le Mas Jambost et Claire Angenot, Yannick Cotten, Marine Godon, Ashille Constantin, Jean Lambert-wild, Nina Fabiani, Laure Descamps et Antonin Dufeutrelle.

 

Contact

Alexandra Debeaulieu
rp@theatre-union.fr / 05 55 79 17 11