Théâtre de l’Union
Durée : 1h30
À partir de 14 ans
Matthieu Cruciani a présenté Phèdre de Jean Racine en 2024 au Théâtre de l'Union
mer. 06 janv. 2027
20h
jeu. 07 janv. 2027
19h
Distribution
Avec Josse De Pauw, Jeanne Bleuse, Élise Caron, Matthieu Bousquet*, Lucile Roche*, Pauline Rousseau*
*comédien·ne·s de la jeune troupe de la Comédie de Colmar
Scénographie Alban Ho Van
Lumière Kelig Le Bars
Son Hugo Hamman
Costumes et masques Caroline Tavernier
Dramaturgie musicale et assistanat à la mise en scène Solène Souriau
Production
Production Théâtre de la Cité – CDN Toulouse Occitanie / Création Comédie de Colmar – CDN Grand Est Alsace / Coproduction Théâtre de Liège – Théâtre d’Europe, Théâtre de Cornouaille – Scène Nationale de Quimper, La Filature – Scène Nationale de Mulhouse, Le Manège Maubeuge – Scène Nationale transfrontalière, Théâtre de l’Union – CDN du Limousin, DC&J Création / Avec le soutien du Fonds d’insertion de l’école du tnba – CDN Bordeaux Aquitaine financé par la Région Nouvelle-Aquitaine et la DRAC Nouvelle-Aquitaine / Avec le soutien du Tax Shelter du Gouvernement fédéral de Belgique et de Inver-Invest.
Le texte est publié chez L’Arche Éditeur
TEXTE THOMAS BERNHARD,
MISE EN SCÈNE MATTHIEU CRUCIANI
Le chant du cygne d’un vieil acteur dans la salle des pas perdus d’un hôtel de bord de mer. Une pièce phare du répertoire classique de langue allemande.
La magie noire de Thomas Bernhard n’a pas pris une ride. Minetti est de ces œuvres qui traversent le temps en réactivant leur charge symbolique et leurs émanations énigmatiques. À la mise en scène de ce monument, Matthieu Cruciani plonge dans ce récit de gloire et d’oubli, de solitude et de fantômes où l’art, comme un dernier sursaut de vie, exalte encore ce personnage d’acteur vieillissant, rêvant d’incarner le Roi Lear. Comédie cruelle, tragédie existentielle, cette pièce à l’écriture tranchante se déroule le soir du Nouvel An dans le hall d’un hôtel imaginaire à Ostende. Dehors, il neige. Un homme entre. Il dit qu’il est acteur, qu’il a rendez-vous avec un directeur de théâtre pour jouer ce grand rôle shakespearien qu’il répète sans trêve. Il attend ce moment depuis si longtemps mais le temps semble enlisé dans ce décor pictural peuplé de passagers en transit qui petit à petit se vide et se transforme. Parti pris fort de cette mise en scène : la musique et le chant lyrique occupent une place essentielle, ouvrant au texte de Bernhard une dimension nouvelle et inattendue, là où la voix s’élève précisément quand les mots touchent à leur limite. Grande figure de la scène européenne, Josse De Pauw incarne ce monstre sacré du répertoire dramatique, entouré de jeunes comédien·ne·s de La Comédie de Colmar, d’une chanteuse et d’une pianiste.
© Simon Gosselin