Metteuse en scène et chorégraphe

© Louis-Michel Grevent

 

La compagnie  L’Oublié(e)
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PARCOURS

Raphaëlle Boitel développe une écriture hybride à la croisée du cirque, de la danse et du théâtre. Initiée au théâtre dès l’âge de 6 ans, elle est repérée par Annie Fratellini et intégrée à l’École Nationale des Arts du Cirque Fratellini, où elle rencontre James Thierrée. Elle collabore avec lui de 1998 à 2010, s’illustrant notamment dans La Symphonie du Hanneton et La Veillée des Abysses, deux créations qui la mènent aux quatre coins du monde. En parallèle, elle mène une carrière d’interprète au théâtre et au cinéma, et se produit à New York, Miami et Londres. En 2012, elle fonde sa compagnie et s’impose progressivement comme une voix singulière de la création contemporaine. Dès 2013, elle chorégraphie l’opéra Macbeth à la Scala de Milan. Suivent des spectacles qui forgent son identité artistique : L’Oublié(e) (2014), méditation sur le deuil, 5es Hurlants (2015), hommage aux familles de cirque, puis La Chute des Anges (2018), pièce dystopique sur la résilience humaine. Son travail ne cesse de se renouveler : spectacles en extérieur sur des bâtiments patrimoniaux avec Horizon, création jeune public avec Un contre Un (2020), pièce intimiste sur le non-dit avec Ombres Portées (2021). En 2024, elle crée Petite Reine, solo de vélo acrobatique sur la question de l’emprise, qui forme avec La Bête Noire un diptyque consacré aux femmes de cirque. En 2025, elle met en scène KA-IN pour le Groupe Acrobatique de Tanger.

LA COMPAGNIE L’OUBLIÉ(E)

Fondée en 2012, la Compagnie L’Oublié(e) conçoit un langage physique inscrit dans un univers visuel fort, mêlant théâtre, cirque, danse, musique et cinéma à travers un travail de lumière ciselé. Le tragique et le comique s’y rencontrent dans une écriture métaphorique, portée par la création de nouveaux agrès, particulièrement dans le domaine de l’aérien, qui renouvellent les disciplines traditionnelles. Un noyau de créateurs fidèles fonde l’identité de la compagnie : Tristan Baudoin à la scénographie et à la lumière, Arthur Bison à la musique, Nicolas Lourdelle à la machinerie et au plateau, Liliane Hérin aux costumes.

 

POUR MIEUX CONNAÎTRE RAPHAËLLE BOITEL, AU-DELÀ DU PLATEAU

DU CÔTÉ DES OBJETS & DES IMAGES

Un objet que vous ne quittez jamais et pourquoi ?

Mon appareil photo-vidéo ; car je filme à peu près toutes les répétitions lorsque je suis en création. Cela m’aide à écrire mes spectacles. Et je filme aussi quasiment toutes les représentations en tournée, comme une mémoire qui restera gravée.

Un paysage que vous aimez

Le Voyageur contemplant une mer de nuages de Caspar David Friedrich.

DU CÔTÉ DES MOTS

Vos trois livres de chevet

Crime et châtiment de Fiodor Dostoïevski.

La Horde du Contrevent d’Alain Damasio.

Cent Ans de solitude de Gabriel Garcia Marquez.

Une citation que vous portez avec vous

« Dans la vie, rien n’est à craindre, tout est à comprendre. » – Marie Curie

DU CÔTÉ DES OEUVRES

Un film important

Eternal Sunshine of the Spotless Mind de Michel Gondry.

La pièce de théâtre qui vous a marquée

Ma chambre froide de Joël Pommerat.

Les musiques que vous écoutez en boucle quand vous répétez

J’attache une part très importante à la musique, que ce soit au quotidien ou dans les créations. J’écoute très souvent Max Richter, Olafur Arnalds, Johann Johannsson, Massive Attack, Pink Floyd, sans oublier Bach, Vivaldi, Mozart, Schubert, Beethoven, et tant d’autres…
Et bien sûr les musiques d’Arthur Bison qui compose les musiques originales des spectacles de la compagnie.

DU CÔTÉ DE L’INTIME

Un endroit dans le monde où vous aimeriez vivre ou retourner

Le Japon, tellement dépaysant, surprenant et dynamique !

Une personne que vous aimeriez inviter à votre table pour un soir ?

Terry Gilliam pour parler de son parcours incroyable, en passant par les Monty Python (qui m’ont fait tellement rire) à ses films phares comme Twelve Monkeys ou Brazil ; grandes sources d’inspirations pour moi.

Ce que vous auriez fait si vous n’aviez pas choisi le théâtre

Du cinéma.

Ce que le théâtre vous a appris sur vous-même

La persévérance, l’endurance, la force physique et mentale…

DU CÔTÉ DU THÉÂTRE DE L’UNION

L’endroit que vous préférez au Théâtre de l’Union et pourquoi ?

Tous les espaces justement, car le Théâtre de L’Union représente par excellence la fabrique théâtrale dont tous les artistes pourraient rêver. Salle de spectacles, studio de répétitions, espace d’écriture, ateliers décors et costumes… quel bonheur ! Et bien sûr, j’affectionne particulièrement le château Le Mazeau dédié aux étudiant·e·s de l’ESTU, avec qui je développe déjà une très belle relation.