Comédienne, dramaturge et metteuse en scène
PARCOURS
Comédienne, autrice et metteuse en scène diplômée du Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris, Astrid Bayiha est traversée par une passion de longue date pour la tragédie antique et les questions de domination, d’identité et de liberté d’être soi. Au plateau, elle collabore avec des metteurs en scène de premier plan : Bob Wilson, Stéphane Braunschweig, Julie Deliquet (Welfare, Festival d’Avignon 2023) ou encore Johanny Bert (Juste la fin du monde, 2025).
LA COMPAGNIE HÜRICÁNE
Fondée en 2017, la Compagnie Hüricáne relie l’intime et le politique à travers des créations pluridisciplinaires portées par des équipes multiculturelles. Elle questionne les injonctions qui entravent les libertés individuelles et collectives, en créant des ponts entre les cultures et les arts. Trois spectacles en marquent le parcours : Mamiwata (2017), Je suis bizarre (2022), publié aux Éditions Koïnè, et M comme Médée (2023-2025).
AU THÉÂTRE DE L’UNION
Artiste associée, Astrid Bayiha créera à l’automne 2027 Strange Fish (Serrer tes jours contre les miens), solo qu’elle écrit et interprète, co-mis en scène avec Valentin de Carbonnières, coproduction du Théâtre de l’Union en partenariat avec Les Francophonies – Des écritures à la scène. On la retrouvera sur le plateau sous la direction de Julie Deliquet dans La guerre n’a pas un visage de femme (2026-2027). Elle animera par ailleurs des stages avec les élèves de l’École Supérieure de Théâtre autour des tragédies de Sénèque, présenté lors d’Une Nuit à elles le 9 décembre
© Pascal Victor
POUR MIEUX CONNAÎTRE ASTRID BAYIHA, AU-DELÀ DU PLATEAU
DU CÔTÉ DES OBJETS & DES IMAGES
Un objet que vous ne quittez jamais et pourquoi ?
La bague de ma grand-mère maternelle (je la garde aussi sur scène). C’est une manière d’avoir toujours un tout petit peu d’elle avec moi.

Une photo d’un paysage que vous aimez
Le paysage marin est celui que j’aime par-dessus les autres. Ici, il s’agit de
la dernière photo que j’ai prise face à la mer : c’était le jeudi 12 mars 2026, à la plage de Ouistreham.

DU CÔTÉ DES MOTS
Vos trois livres de chevet
À propos d’amour de Bell Hooks, Réinventer l’amour de Mona Chollet
et Ce qu’il faut dire de Léonora Miano.
Une citation que vous portez avec vous
« Au nom de mon espoir je m’inscris contre l’ombre. » Paul Éluard
DU CÔTÉ DES ŒUVRES
Un film important
Nobody Knows de Hirokazu Kore-eda. C’est d’ailleurs un de mes réalisateurs préférés.
La pièce de théâtre qui vous a marquée
Celle qui a été ma première déflagration théâtrale : La tragédie d’Hamlet, mise en scène par Peter Brook. J’avais 16 ans et c’était aux Bouffes du Nord à Paris.
Les musiques que vous écoutez en boucle quand vous répétez
Ça change selon les projets. Pour le dernier projet en date, La Guerre
n’a pas un visage de femme, c’était Vdova (le chant de la veuve), je devais apprendre ce magnifique chant ukrainien pour le spectacle.
Astrid BAYIHA © Gilles Vidal
DU CÔTÉ DE L’INTIME
Un endroit dans le monde où vous aimeriez vivre ou retourner
J’ai une attirance folle pour le Brésil depuis quelques temps. Je suis déjà allée à Saõ Paulo, mais je rêve de découvrir entièrement ce pays-continent.
Une personne que vous aimeriez inviter à votre table pour un soir ?
Je dirais mon grand-père maternel, avant de le laisser repartir.
J’ai des tas de questions à lui poser depuis environ 30 ans.
Ce que vous auriez fait si vous n’aviez pas choisi le théâtre
Je rêvais d’être danseuse ou chanteuse (mais je le suis par chance, de temps
en temps, à travers le théâtre). Avant d’entrer au CNSAD j’étais aussi prête à devenir professeure de FLE.
Ce que le théâtre vous a appris sur vous-même
Le théâtre m’a appris – et continue de m’apprendre – que j’ai des ressources et des capacités insoupçonnées. Il m’a aussi appris qu’il peut être un outil de construction ou d’émanicapation massif.
DU CÔTÉ DU THÉÂTRE DE L’UNION
L’endroit que vous préférez au Théâtre de l’Union et pourquoi ?
Le couloir où il y a plein de citations choisies par différent.e.s artistes.
Parce que j’aime quand les mots habitent les murs d’une maison.