| Rien que cette ampoule dans l'obscurité du théâtre |
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danse émoi > biennale 2010 12 et 13 janvier / Théâtre de l’Union mise en scène Georges Appaix La nouvelle création de Georges Appaix, pièce pour sept interprètes danseurs, a pour point de départ le texte. Il considère le plateau comme une page blanche et refait avec le spectateur le chemin qui conduit à une forme spectaculaire. Sa première question : « Quelle relation avec le spectateur veut-on essayer de vivre ? ». avec Georges Appaix, Séverine Bauvais, Jean-Paul Bourel, François Bouteau, Wendy Cornu, Sabine Macher, Gill Viandier La danse ici éclaire bien mieux que tous les traités du monde sur ce que le corps produit et sur tout ce qui lui échappe, mots, gestes, vrais et faux mouvements. Entre Duchamp et Oulipo, le chorégraphe pointe avec humour les maladresses des corps et les maladies de la langue. Un art du fragment où les interprètes basculent avec une grande souplesse de l’état de danseur à celui d’acteur. > Diplômé de l’École Nationale Supérieure des Arts et Métiers, Georges Appaix suit en parallèle une formation de danse contemporaine auprès d’Odile Duboc pour qui il a dansé à partir de 1978.
POSE CAFÉ !mercredi 13 janvier (13h) / Bar du Théâtre de l'Union entrée libreNous vous invitons autour d'un café (offert !) à rencontrer Georges Appaix qui se prêtera au jeu de répondre à vos questions. Cette rencontre animée par Jérémy Le Bescont, aura lieu dans l'espace convivial du Bar du Théâtre de l'Union. Extrait de Question de Goûts, solo de et par Georges Appaix "Mais quel est votre sujet ? On croit toujours tout connaître de l’univers de Georges Appaix tant il est cohérent dans ses paradoxes : chanson de gestes et précis de mouvements, textos chorégraphiques en langue jazzée, épices de pensée... Un art du fragment qui joue de la liaison et des ruptures, qui parle par exclamations et brouillages plutôt que par discours et récits. Des pièces qui filent entre l’air et la matière, comme les danseurs à travers cette portière méditerranéenne de Brigitte Garcia, presque toujours posée, légère, en un coin de la scène. Une grammaire toute en ponctuations, moins déterminante que variable, et une langue qui ne sépare pas les élans du coeur et les non dits, les malentendus et les éclairs d’intuition. La langue des hommes, avec un peu des cris de la fée… Ici l’empêchement malicieux des incommuniquants – « pourquoi parlons-nous la même langue et parlons-nous différemment ? »-, ici encore et en même temps, le bégaiement délicieux des amoureux et des poètes qui ne cessent de redire leur foi dans l’intervalle du monde. On croit savoir… Et pourtant, tout bouge, surtout depuis M encore, cette pièce emportée au vent des mots de Deleuze… Déjà, les duos prennent leur temps et une conversation, toute morcelée qu’elle soit, ne lâche pas le morceau avant d’avoir fait rendre gorge à toutes ses possibles variations. Même contraint dans ses termes, le texte développe toute une gamme d’entendements .../... Once upon a time... fait le pari de garder tout ensemble l’abstraction et le concret des choses, « Ca, c’est quelque chose qui n’est rien » dit François Bouteau, manipulant Pascale Cherblanc, parlant en postures de l’énigme des formes avant d’interpeller, très quotidiennement, la danseuse et l’amie… À travers ses épisodes plastiques, chorégraphiques et sonores, le spectacle garde le cap de son sujet. Le sujet, justement, de Question de Goûts, dernier solo en date du chorégraphe, c’est ce qui se passe, Immédiatement, là, tout de suite*, quand un homme seul entre sur scène sans idée arrêtée mais avec l’envie d’y agir. Une histoire entre artiste et spectateurs puisque rien ne se fera sans l’un et les autres. Georges Appaix incarne un texte linéaire et progressif, qui déroule la situation et joue de tout ce qui lui passe par la tête et le corps, au fil de la création, donc de la représentation. Au risque du présent continu. Ce sera la base – sans doute fort chahutée - de
Mais il semble poursuivre plus fermement que jamais, à travers les tressauts et détours d’une Quel est-il ? Je parie pour le démon de la scène, qui prétend faire langue en tout lieu et tout instant. " Christine Rodès, Janvier 2008 |


