LA CAPITAINERIE DES LANGUES > JEAN-PIERRE SIMEON

Prédominance du texte

Mardi 11 Décembre 2018 - 19h00

Foyer des Coopérateurs du Théâtre de l'UnionLimoges

 

Mise en espace de Michel Bruzat d’une sélection de textes de Jean-Pierre Siméon
En présence de Jean-Pierre Siméon

 

Avec les élèves de la Séquence 9 de l’Académie de l’Union - École Supérieure Professionnelle de Théâtre du Limousin

 

Rencontres poétiques
En entrée libre, réservation conseillée (05 55 79 90 00)

 

La Capitainerie des Langues est un espace dédié à l’écriture poétique. Des poètes comme Christian Prigent, Valère Novarina, Pierre Debauche y ont par exemple été conviés depuis sa création en 2015.
Ce rendez-vous se déroule en deux temps : une lecture d’une sélection de textes, suivie d’une rencontre et d’un échange avec l’auteur.

 

Heureux de mettre dans les bouches de ces jeunes académiciens la langue de Jean-Pierre Siméon.
Jean-Pierre a le souci du monde.
« Paroles pour tous les apeurés qui ne vivent qu’à peu près, à petits pas dans le petit peu de l’existence »
Sa langue est poésie et vérité, satire et tendresse, rigueur et liberté.
Mes amis, Jean-Pierre est un homme debout.
Il attend de nous qu’on vive haut.
Ça dit des choses graves mais c’est pour relever la tête.
On s’appelle chez lui, Momo, Gaston, Léon, Ahmed, Mr Merde, Zohra, Youri, Vrogne, Pinaille…
Une langue qui est souffle et énergie. Elle charrie une fureur tonique. Une langue théâtre et poésie.
Cette langue refuse que nous soyons immobiles, silencieux. Jean-Pierre passeur d’humanité.
Alors rassemblons nous le 11 décembre à 19h autour de cette langue fraternelle et puis vous aurez le bonheur de rencontrer ce poète qui est certain « que la poésie sauvera le monde si rien ne le sauve »
Michel Bruzat

 

Jean-Pierre Siméon
Poète, romancier, dramaturge, critique, Jean-Pierre Siméon est né en 1950 à Paris. Professeur agrégé de Lettres Modernes, il a longtemps enseigné à l’Institut Universitaire de Formation des Maîtres de Clermont-Ferrand, la ville où il réside.
Il est l’auteur de nombreux recueils de poésie, de romans, de livres pour la jeunesse, de nombreuses pièces de théâtre, d’un essai sur le théâtre et un sur Laurent Terzieff, d'essais sur la nécessité de la poésie, notamment La poésie sauvera le mondeAïe un poète ! et La Vitamine P. Il réalise également des traductions (de l'allemand pour Le Voyage d'Hiver de W. Müller et de l'anglais pour Foley de M. West, ainsi que les poèmes de Carolyn Carlson).

Il a fondé avec Christian Schiaretti le festival Les Langagières à la Comédie de Reims et est désormais poète associé au Théâtre National Populaire de Villeurbanne. Il enseigne parallèlement à l'ENSATT de Lyon jusqu’en 2010. Il a également enseigné, à Sciences Politiques à Paris et y a créé l'événement SciencesPoésie.
Il a créé en 1986 La Semaine de la poésie à Clermont-Ferrand.
Il a été membre de la commission poésie du CNL et a collaboré comme critique littéraire et dramatique à l’Humanité. 
Il a été conseiller à la Mission pour l'Art et la Culture du Ministère de l'Education Nationale.
Il participe aux comités de rédaction de plusieurs revues et a dirigé avec Jean-Marie Barnaud pendant 25 ans la collection «Grands Fonds» à Cheyne éditeur.
Il a été directeur artistique du Printemps des poètes d'avril 2001 à août 2017.
Parmi ses textes pour le théâtre Et ils me cloueront sur le bois a été créé au Festival de la Chaise-Dieu en août 2014 ; Philoctète et Le Testament de Vanda ont été joués en 2009, respectivement à l'Odéon-Théâtre de l'Europe, dans une mise en scène de Christian Schiaretti, avec Laurent Terzieff et au Théâtre du Vieux-Colombier, avec Sylvia Bergé dans une mise en scène de Julie Brochen. 
Producteur à France Culture pour l'émission Géographie du poème. 
Il publie chez Cheyne éditeur depuis plus de trente ans tous ses recueils de poésie. Son œuvre poétique lui a valu le prix Théophile Briant en 1978, le prix Maurice Scève en 1981, le Prix Antonin Artaud en 1984, le prix Guillaume Apollinaire en 1994 et le grand prix du Mont Saint-Michel pour l’ensemble de son œuvre en 1998. Il a reçu en 2006 le prix Max Jacob pour son recueil Lettre à la femme aimée au sujet de la mort et en 2010 le Prix international de Poésie Lucian Blaga à Cluj (Roumanie).
Il est président du jury du Prix Apollinaire depuis 2014.